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Publié par Coup Pour Coup 31

Tract du collectif Coup Pour Coup 31 à l'occasion du 1er mai 2010.

 

 

Le 1er mai est un symbole fort de la résistance des travailleurs et des peuples en lutte, et de l'internationalisme. Mais chaque jour de l'année devrait lui ressembler, car c'est au quotidien qu'il faut faire vivre des solidarités concrètes et unir nos forces. Nous manifestons aujourd'hui comme des millions d'hommes et de femmes à travers le monde car nous sommes animés par une même révolte et un même refus d'un système qui ne produit que la misère et l'exploitation pour le plus grand nombre.

Toutes les attaques que nous subissons contre le droit au travail, la santé, l'éducation, et maintenant les retraites ne servent qu'à accroître les profits d'une minorité de capitalistes. Derrière toutes ces réformes présentées comme inévitables et obligatoires, il y a un choix de société, fondé sur l'insécurité sociale, la concurrence entre les travailleurs et le chômage de masse. Ce n'est pas une vie, face à la misère et l'exploitation nous devons nous unir, nous organiser et lutter. Les résistances des classes populaires, des travailleurs, ouvriers, prolétaires, sans-papiers partout se développent et même si elles restent encore trop isolées, elles ouvrent la voix d'un autre avenir.

 

A tous les ouvriers qui luttent contre la fermeture de leur boite, à Freescale, à Sodimatex, pour de meilleurs conditions de travail et de salaire, pour la défense des retraites,

A tous les sans-papiers en grève pour obtenir la régularisation de tous,

A tous les peuples qui luttent contre l'oppression coloniale et impérialiste,

A tous les travailleurs de Guadeloupe, de Grèce, de Palestine et d'ailleurs qui refusent de payer la crise, qui se battent pour la justice et la liberté,

Nous disons : votre combat est notre combat !

 

Ne nous laissons pas diviser ! Le gouvernement et le patronat se servent de la crise pour justifier les mauvais coups et quand cela ne suffit pas, quand ils n'ont plus d'avenir à proposer, ils cherchent des boucs émissaires. Le débat sur l'identité nationale n'est rien d'autre que ça. Face à l'extension des résistances ouvrières, le gouvernement s'efforce de nous diviser pour préserver sa domination : comme toujours, c'est en agitant la peur de l'étranger, et en cachant leur responsabilité de puissance impérialiste qui pille les richesses et exploite les travailleurs de nombreux pays. Ce racisme institutionnalisé nourrit les tendances les plus réactionnaires, à la fois la xénophobie, et les communautarismes. Refusons de faire cause commune avec ceux qui nous exploitent ! Affirmons notre intérêt commun, l'unité de notre classe. Notre communauté est celle de tous les exploités, de toutes origines et de toutes nationalités !

 

Face à la répression, unissons-nous ! Tous ceux qui luttent paient souvent le prix fort de leur engagement. La solidarité reste notre plus grande force, et une nécessité quotidienne. Aussi nous faisons front avec les ouvriers de Conti, les militants étudiants poursuivis en justice, Elie Domota du LKP, les femmes révolutionnaires afghanes, les milliers de prisonniers politiques palestiniens. Lutter ici, organiser le soutien politique et financier, populariser les luttes, c'est déjà changer les choses, alors ensemble, donnons de la voix! Construisons les solidarités et l'unité pour la Révolution !

 

Coup pour coup s'engage et intervient concrètement en construisant des solidarités ouvrières, anti-impérialistes et internationales :

 

  • contre la répression des militants ouvriers du Lkp, de Continental par exemple en relayant appels et pétitions, 
  • aux côtés des ouvriers, en participant et en popularisant les rencontres entre syndicalistes et travailleurs de boites en lutte, et aux échanges internationaux comme le conseil international des travailleurs de l'automobile.
  • aux côtés du peuple palestinien et des militants pro-palestiniens progressistes en organisant des campagnes de solidarité et de soutien aux prisonniers politiques comme Georges Ibrahim Abdallah emprisonné en France depuis 25 ans et en s'associant à d'autres actions internationales.

Affiche-1er-mai.jpg