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Publié par Coup Pour Coup 31

Le combat pour la libération de la militante étudiante et maoïste Ilham Hasnouni s'amplifie au Maroc et ailleurs. Nous reproduisons ci-dessous deux articles qui font le point sur la situation.

Par ailleurs, nous invitons les lecteurs de ce blog à signer et faire signer la pétition pour sa libération en cliquant ICI

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Le père de Ilham Hasnouni: "Ma fille a perdu beaucoup de poids. J’ai du mal à la reconnaître"

«Ma fille a perdu beaucoup de poids. J’ai du mal à la reconnaître. Ses conditions de détentions sont particulièrement pénibles. On refuse de lui procurer des livre, des journaux, même de quoi écrire » c’est le père de Ilham Hasnouni, considérée comme la plus jeune détenue politique du Maroc, qui s’exprime ainsi. Le tribunal de première instance de Marrakech vient de reporter jusqu’à Lundi prochain son procès. La jeune étudiante a passé ces 10 derniers mois dans la prison de Boulmharez à Marrakech. C’est la troisième fois qu’elle est présentée devant le tribunal.

Elle est poursuivie pour une vingtaine de chefs d’inculpation dont: Destructions des biens de l’état, participation à un rassemblement non autorisé, humiliation d’un fonctionnaire pendant l’exercice de ses fonctions, l’utilisation de la force et participation à un groupement armé

L’avocat de la militante de l’UNEM est confiant, il est sur de l’innocence de sa cliente qui a nié toutes les accusations qui lui ont été adressées, l’avocat affirme qu’« à part la parole du policier qui représente la partie civile, il n’y a aucune preuve contre elle ».

Ilham a été arrêté début octobre 2010 pour des faits remontants aux manifestations qu’a connu la cité universitaire en 2008. Contrairement à ses camarades du « groupe Zahra Boudkour », Ilham Hasnouni n’avait pas été arrêtée immédiatement après les incidents. Les manifestations avaient commencé suite à l’intoxication alimentaire de nombre d’étudiants au restaurant de la cité universitaire. L’administration de l’université avait refusé de prendre en charge les victimes de l’intoxication et d’entamer un dialogue avec les protestataires. Les étudiants seront alors arrêtés et accusés d’« humiliation d’un fonctionnaire lors de l’exercice de ces fonctions ». Toutes les ONG des droits de l’homme qui ont monté au créneau ont considéré ce procès comme étant politique.

En plus des conditions de détention particulièrement dures, la famille de la détenue se plaint du manque de soutien des associations des droits de l’homme et des médias. Les parents appelle à la libération de leur fille qu’ils considèrent innocente et persécutée pour ses opinions politiques.

Sur les réseaux sociaux la campagne de solidarité avec Ilham commence a chauffer, il y a déjà une pétition sur le net et un site internet qui fait office d’agrégateur de tout ce qui s’écrit sur Ilham.

Source

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Maroc : Le jugement de la plus jeune prisonnière politique encore reporté


L’audience d’Ilham Hasnouni a été reportée, une fois de plus, aujourd’hui, car l'avocat du policier, qu'elle est accusée d'avoir agressé, ne s'est pas présenté à l'audience. L’étudiante ne passera devant le juge que le 26 de ce mois.

Cette militante de l’UNEM qui avait participé à une grève pour dénoncer des dizaines de cas d’intoxication alimentaire dans le restaurant universitaire de Cadi Ayad à Marrakech, est accusée d’agression sur un policier, de destruction de biens de l’Etat et de documents publics ainsi que de rassemblement armé. Elle est surtout accusée d'être en partie responsable de l'incendie de la cité universitaire. Selon un témoignage d'Ilham dans une lettre écrite depuis la prison, elle aurait été torturée, insultée et humiliée à plusieurs reprises. 

A 21 ans, Ilham est la plus jeune prisonnière politique du Maroc. Détenue sans jugement, depuis dix mois, à la prison de Boulemharez, à Marrakech, l’étudiante aurait été arrêtée devant la maison de ses parents, à Essaouira, par cinq agents de police en civil, en octobre 2010, sans mandat ni convocation préalable.

 

Source

Liberté pour Ilham Hasnouni

 

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