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Publié par Coup Pour Coup 31

relaxe.jpgEn 2009, un mouvement considérable a secoué les universités françaises contre la loi LRU, loi d’autonomie des universités qui accentue la privatisation des Facs. L’Université Toulouse II Le Mirail (UTM) a connu des Assemblées générales de plus de 2500 personnes avec un soutien du personnel. Des actions ont rassemblé plus de 300 personnes. 7 étudiant-e-s investi-e-s dans le mouvement ont été choisi au hasard et assigné-e-s en justice par la présidence de l’université pour dégradation, vol et agression. Leur procès s’est donc tenu en février 2011, après avoir été repoussé. Nous pointons du doigt ce verdict injuste qui cache une décision politique. Il remet en question l’avenir de ces étudiant-es dans la poursuite de leurs études et dans leur vie active, victimes et exemples d’un procès politique de l’UTM, de son président encore en poste et de ses soutiens.

 

Le 31 Mars 2011, des étudiant-e-s de l’Université du Mirail ont pris connaissance du verdict de leur procès intenté par leur université : 
- 4 mois de prison avec sursis, 6000euros à payer en commun, 200 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation:destruction d’une porte, vol gâteau 
- 4 mois de prison avec sursis, 13000euros à payer en commun, 200 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation : destruction d’une porte 
- 2 mois de prison avec sursis, 2000 euros à payer en commun, 150 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation :vol de gâteau 
- 6 mois de prison avec sursis, 14000 euros d’amende, 200 euros d’amendes supplémentaires + stage de citoyenneté ; chef d’inculpation : tentative de vol 
- 6 mois de prison avec sursis, 6000euros d’amende, 200 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation : destruction de biens publics 
- 2 mois de prison avec sursis, 2000euros à payer en commun, 150 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation : vol de gâteau 
- 8 mois de prison avec sursis, 13500 euros d’amendes, 300 euros d’amendes supplémentaires ; chef d’inculpation :coups dans les testicules (non constaté par un médecin)

 

Il a été réclamé à la présidence de l’université à la suite du verdict l’engagement formel de ne pas demander les dommages-intérêts, c’est à dire la part la plus considérable de ces amendes exorbitantes. Elle peut le faire mais ne le fait pas. La direction de l’université a refusé prétextant que ces militant-e-s étaient des casseurs.

 

Cependant nous affirmons que les vrais casseurs de l’université, de ses locaux, du statut des personnels, de la vie sur ce lieu, de la vie des étudiant-es, du travail, sont définitivement ceux qui appliquent les réformes de l’enseignement supérieur qui détruisent l’université publique et qui criminalisent celles et ceux qui la défendent !

 

Le personnel, notamment les secrétariats, a refusé en grande partie de reprendre le travail quand la police était sur le campus pour expulser et repérer les étudiant-e-s en lutte. C’est la même répression qui se joue dans ce procès. Nous en appelons à la même solidarité et aux mêmes principes 3 ans après.

Ils/elles passent en appel le 2 mai au Tribunal de Grande Instance à 14h. Nous exigeons la relaxe de ces étudiant-e-s. Il faut y être.

Imposons un rapport de force ! La solidarité est notre arme !


Collectif anti-répression 31, soutenu par : FSE, AGEN, UNEF Toulouse, Fédération CNT Education, UL CNT 31, FERC-SUP CGT 31, CGT Educ’action 31, CGT E-Dalkia, CGT Jeunes, Coup Pour Coup 31, OCML-VP, JCML, Union Syndicale Solidaire, FSU 31, SNESUP FSU 31, SNASUB FSU 31, SUD-Etudiant, RUSF, SUD Education, NPA, AL, PCmF, CGT Freescale, La Guerre Tue, JC/UEC 31, PCOF, Collectif POOLP…

 

Le blog du Comité de soutien : ICI