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Publié par Coup Pour Coup 31

... construisons la Résistance !

 

300219_2503098462062_1390984913_32917723_190411077_n.jpgNous reproduisons ci-dessous le tract du collectif Coup Pour Coup 87 autour du 17 octobre 1961.

 

 

Il y a tout juste 50 ans, le 17 octobre 1961 la police française réprimait sauvagement une manifestation d’algérien(ne)s dans les rues de Paris. Ce sont des centaines de personnes, battues à mort, mitraillées ou jetées dans la Seine qui ont péri ce jour-là… Avec la complicité silencieuse d’une bonne partie de la classe politique.

 

Et aujourd’hui ?

 

La répression frappe les travailleur(e)s sans-papiers ou les populations Roms, comme nous avons pu le voir le 31 août dernier où un camp de Roms situé à Saint Denis a été dévasté, les autorités ont parqué et séparé les hommes des femmes et enfants pour ensuite les expulser du département.

Les ministres de la République désignent toujours l’étranger ou le « musulman » comme un ennemi ou une menace… Les contrôles au faciès ont toujours lieu et parfois un jeune «des cités » y laisse la vie.

Au présent ou au passé, le pouvoir a toujours entretenu le racisme pour nous diviser et pour masquer son véritable rôle : organiser notre exploitation ici et le pillage d’une bonne partie de la planète.

 

Ceux qui ont colonisé l’Algérie sont aussi ceux qui ont ensuite remis la main sur ses richesses, ceux qui pillent l’Afrique et qui imposent la loi de leurs armes en Afghanistan ou en Irak. L’impérialisme a deux visages : celui d’une misère toujours plus grande pour les travailleur(e)s et pour les peuples, celui de profits toujours plus colossaux pour la classe capitaliste.

 

Si l’on fait mine de s’opposer : c’est la répression qui frappe impitoyablement.

 

Qui sait que le militant pro-palestinien Georges Ibrahim Abdallah entre cette semaine dans sa 28e année de détention en France? Libérable depuis 1999, après sept demandes présentées par ses avocats, les juges refusent toujours de le laisser sortir de prison.

Son crime : représenter une soi-disant menace pour les intérêts français au Liban, comme l’ont écrit les services secrets français. Georges Ibrahim Abdallah représente le courant communiste et révolutionnaire au sein de la lutte pour la libération de la Palestine, il défend l’idée d’un seul Etat laïc où juifs, arabes vivraient en paix : c’est certainement cela la menace que craint la France, la menace qui effraie les impérialistes !

Cette menace c’est la solidarité de classe qui unit tous les exploité(e)s quelle que soit leur origine contre leurs exploiteur(e)s.

 

Rendre hommage à celles et ceux qui sont mort(e)s le 17 octobre 1961 c’est combattre l’impérialisme aujourd’hui.

 

Organisons la solidarité internationale !

 

Liberté pour tous et toutes les prisonnier(e)s politiques révolutionnaires !

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