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Publié par Coup Pour Coup 31

Manifestation le 18 février : aucun être humain n’est illégal

Nous relayons ici un appel à manifestation du collectif Solidarité MigrantEs 31 dans le cadre d'une journée d'action internationale.

14h au départ d’Arnaud Bernard, samedi 18 février.

Mineurs isolé-e-s étrangers, personnes expulsées de Calais en CAO, personnes exilées à la rue, ou dans des squats, personnes souhaitant accéder aux soins... : nombreuses sont les personnes sans papiers qui subissent au quotidien un traitement inhumain de la part de l’Etat français et des institutions.

La demande d’asile, c’est à dire le droit d’obtenir des papiers pour avoir fui une situation dangereuse, est un véritable parcours du combattant, au terme de laquelle l’immense majorité des demandeu(r)ses sont refusé-e-s. Et pour les autres qui souhaitent venir en France pour des motifs différents, la situation n’est pas plus facile. En Haute-Garonne, toutes autres demandes de titre de séjour (travail, soin, famille, étudiant, etc.) sont presque systématiquement refusées.

Au delà de la situation juridique, les conditions d’existences des personnes exilées sont très précaires : mineurs isolé-e-s et familles à la rue, non-accès au soin, non versement des droits (tels que l’ADA, aide pour les personnes en demande d’asile), perte d’autonomie (impossibilité de se faire soi même à manger dans certains centres), traitement infantilisant, accès très difficile à des cours de français, isolement dans les démarches (absence de traducteur-ices dans l’accompagnement), emplois très précaires et sous-payés...

L’Etat cherche à diviser et à épuiser. Les institutions traitent au cas par cas chaque situation individuelle et isolent chaque personne face à la machine administrative afin de mieux maintenir les personnes exilées dans l’attente, et faire en sorte qu’elles se découragent, puis partent.

A l’isolement et à la division, nous lui opposons la solidarité et la force du collectif : face aux politiques répressives et d’anti-accueil de l’Etat, construisons nos solidarités et exigeons l’application des droits souvent bafoués.

Nous sommes donc solidaires de toutes et tous les militant-e-s qui passent en procès pour avoir soutenu des personnes migrantes. Nous ne pouvons accepter que le gouvernement criminalise un devoir élémentaire qu’est la solidarité et de faire des militant-e-s des délinquant-e-s.

NOUS EXIGEONS

Un accès réel au soin.

Le versement immédiat des aides.

Des conditions de logement digne.

La possibilité de choisir une formation,

d'étudier et de travailler.

La fin de toutes les procédures Dublin

La libre circulation des personnes.

Des papiers pour toutes et tous.

Manifestation le 18 février : aucun être humain n’est illégal